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En france, on n’aime ni l’échec, ni la réussite !

Bien sûr, vu la forte augmentation du nombre de cessations d’activités c’est plutôt des personnes en situation d’échec dont-il est question actuellement.

Dans ce pays, un entrepreneur n’a pas le droit de se rater ! Quand les temps sont durs, il doit souvent engager ses biens personnels pour assurer les charges voire les salaires, en espérant des jours meilleurs qui tardent souvent à venir, pour se retrouver parfois au final dans une situation désespérée ! Certes une loi pour préserver le patrimoine personnel du dirigeant est en cours, mais combien ont tout perdu, y compris leur famille dans la foulée ! Et même si la loi passe, comme on est la plupart du temps obligé de donner une caution personnelle pour obtenir un prêt professionnel, on annule cette protection !

Dès qu’on est en cessation de paiement, on est marqué du sceau de l’infamie, notamment par la Banque de France et on ne peut plus rien entreprendre ! Qu’une entreprise soit cotée le temps de son existence, c’est normal, mais pourquoi « marquer » de façon indélébile son fondateur une fois qu’elle a disparu ? Est-ce qu’on marque ainsi les grands patrons salariés qui font des pertes colossales ?

Pourquoi cette culture de l’échec, alors qu’aux Etats-Unis on considère que c’est une expérience utile dans la mesure où on ne commettra pas à nouveau les mêmes erreurs ?

Pourquoi la réussite est-elle aussi suspecte ? Combien pensent qu’il faut forcément « magouiller » ou bien profiter sur le dos des clients, des salariés, pour s’enrichir personnellement ? C’est tout juste si on ne culpabilise pas quand on réussit : j’ai rencontré récemment une jeune entrepreneure qui a créé une belle boîte en partant de zéro et qui a quasiment honte de circuler dans la belle voiture qu’elle vient de s’offir !

Pour ma part, à défaut d’avoir les réponses, il faut changer les mentalités.

Donc, donnons nous le droit à l’échec et n’ayons pas honte de réussir !

Cordialement

Maïté

  1. 04/02/2010 à 09:47 | #1

    On dit que l’échec fait « grandir » mais pourtant il est mis à mal. Quant à la réussite, elle est suspecte parce que trop souvent assimilée aux « affaires ».

    Donc on n’a pas le droit de perdre mais on n’a pas le droit de gagner non plus. Ça s’appelle comment alors ce qui se trouve au milieu ?

    Vous parlez d’infamie ? L’infamie c’est de ne rien laisser à ces gens qui ont essayé alors que l’on accorde des parachutes dorés à des grands chefs d’entreprise « remerciés délicatement » parce qu’ils n’ont pas atteint leurs objectifs.

    Tant qu’il y aura deux poids deux mesures ce sera difficile. Et puis, c’est bien connu : les banques ne prêtent qu’aux riches ! Mais comment devient-on riche au fait ? Ah oui, là, c’est suspect !

    Oui, vous avez raison, il faut changer les mentalités. Il faut surtout changer le sens des valeurs et accorder plus d’attention à la valeur humaine.

  2. 04/02/2010 à 09:50 | #2

    « L’histoire d’une vie, quelle qu’elle soit, est l’histoire d’un échec. Le coefficient d’adversité des choses est tel qu’il faut des années de patience pour obtenir le plus infime résultat. » C’est Jean Paul SARTRE qui l’a dit.
    J’ajouterai, pour faire allusion à votre amie dans sa belle auto que pour vivre heureux il faut vivre cacher et qu’il vaut mieux ne susciter ni envie ni pitié.
    Voilà qui illustre je pense l’échec et la réussite. Tout est dans la manière de communiquer son échec ou sa réussite. Bien peu de gens y arrivent décemment.

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