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E-business : Marie Burlot, plus jeune entrepreneure de France

Marie Burlot, la plus jeune entrepreneure de France a créé la société Ferret Dream Company


Nom : Burlotcreation-entreprise/ burlot marie plus jeune entrepreneure
Prénom : Marie
Société : Ferret Dream Company
Site web : www.ferretdream.com
Activité : Fabrication et distribution d'accessoires pour animaux, spécialisés furets
Département : 22 Région : Bretagne

Mon parcours d'entrepreneure
C’est à 15 ans que tout a commencé. Je possède un furet depuis mes 11 ans et comme tout le monde j’achetais alors des accessoires (indispensables) en animalerie. Seulement voilà, le rapport qualité/prix était très décevant et les produits peu attirants. J’ai alors voulu en faire moi-même, je suis tout sauf quelqu’un de manuel à la base et apprendre à coudre a été une vraie révolution ! J’ai donc commencé par des pièces très simples comme des hamacs notamment. Et puis j’ai voulu améliorer ma technique en allant sur des forums. De là j’ai en fait trouvé des forums de passionnés de l’animal, et qui était beaucoup plus nombreux que prévu à être dans le même cas que moi (j’ai même découvert que certains achetaient directement aux Etats-Unis !). C’est alors que l’ampoule s’est allumée et que je me suis dis : et pourquoi pas ? Après une étude de marché secrète et la présentation à mes parents, j’ai mis 1 an à monter la société et faire les apprentissages nécessaires.
Cela fait maintenant 2 ans que je suis à la tête de la marque Ferret Dream Company, pour l’instant essentiellement distribuée via le e-commerce (une vingtaine de modèles commercialisés, dont 2 déposés). Cette année j’ai choisi la fac pour avoir plus de temps pour enfin m’attaquer au réel développement de la structure : revente BtoB et incursion sur le marché leader américain. J’ai aussi un projet de diversification de la gamme sur un autre marché de niche pour les chiens et chats…
Cette entreprise m’a permis de participer à des évènements extraordinaires (notamment le G20 YES), et de rencontrer des personnes que je n’aurais jamais pensé pu approcher. J’ai aussi beaucoup changé, je sais maintenant me mettre dans des situations parfois inconfortables pour avancer et j’ai vraiment pris conscience de l’importance du mot oser.

Mes 3 principales valeurs
Dans cette société une de mes priorités était de partager les valeurs qui me sont chères. La plus importante est celle du « Made in France », à l’heure où notre pays est tant secoué et décrié il est important de mettre en avant ce qu’on sait faire de bien. J’ai aussi inséré le travail de couturières handicapées, qui font un travail remarquable. D’un point de vue personnel, mes valeurs se retrouvent dans le leitmotiv qui me suit depuis le début de cette aventure : « Visez la lune, parce qu’au moins, si vous échouez, vous atterrirez dans les étoiles » Oscar Wilde (audace, ténacité, capacité à rebondir).

Si, je devais recommencer mon parcours d'entrepreneure
J’ai monté la société avec peu d’argent (environ 3500 euros). Je voulais d’abord m’occuper moi-même de la plupart des choses pour apprendre au maximum de cette expérience, mais il fallait aussi rassurer mes parents. Ainsi il a fallu être assez débrouillarde au début et faire appel parfois au fameux système D. En soi ça a été une très bonne chose, mais je remarque aujourd’hui que je suis en fait devenue radine ! Il faut donc que je réapprenne à savoir investir et pas seulement à faire au mieux.
Après ces 2 années passées, il est aujourd’hui temps de passer à l’étape supérieure : j’ai validé mon marché, mes produits et ma stratégie de distribution. Ce laps de temps relativement long (mais pas tant que ça quand on gère ses études en parallèle) m’a vraiment permis de rentrer dans mon rôle et d’en connaître tous les tenants et les aboutissants, de m’informer, de me former. Jusqu’à présent j’ai donc pris le temps de ne pas faire d’erreur déterminante que j’aurais à regretter. J’en ferai par contre une si je ne mettais pas maintenant un coup d’accélérateur avant que les grands groupes de l’animalerie ne me prennent de court. Le plus dur est à venir et c’est là que je suis le plus exposée.
Je n’ai donc pour le moment pas grand-chose à avouer, mais cela montre aussi l’intérêt de la formule que j’ai choisie. Tous les projets ne peuvent pas attendre, mais le mien a pu maturer le temps d’être prêt à attaquer un secteur connu pour être convoité et compétitif.

Mes conseils aux futures entrepreneures
Je crois qu’aujourd’hui, et pour beaucoup, le seul fait d’être une femme leur fait penser qu’elles partent avec un malus dès le départ. C’est la même chose qui se produit pour les jeunes, et c’est aussi ce que je pensais quand j’ai débuté. Il est temps de faire prendre conscience que ce sont sans doute nos plus grands atouts quand on sait en tirer parti. J’ai rencontré l’année dernière une femme entrepreneure, elle est associée avec son mari dans une entreprise fournissant du matériel d’isolation. J’ai voulu lui poser cette fameuse question : comment s’était-elle introduite dans un milieu d’hommes ? Elle m’a notamment répondu que c’était un vrai plus d’avoir une femme en représentation car cela les démarquait immédiatement face aux concurrents.
Pour ma part non seulement je suis une femme, mais j’ai commencé à 16 ans et le résultat aujourd’hui est très satisfaisant car j’ai réussi à dépasser la vision de jeune ado que l’on pouvait me prêter. Je vous assure qu’il n’y a pas de raison à ce que d’autres n’y arrivent pas, seulement il faut savoir croire en soi car personne ne le fera à votre place dans ce monde.

Mes souhaits pour améliorer l'entrepreneuriat au féminin
J’ajouterai aussi qu’il faut réellement changer de mentalité et arriver à une prise de conscience des femmes comme des hommes. L’échec n’est jamais une fin, mais un début. Si l’on tombe on n’a pas le choix de toute manière, on se redresse. Napoléon brûlait les ponts derrière ses soldats pour être sûr que leur envie de vaincre devienne question de survie, niveau conquête ça lui a plutôt réussi… Il y a un moment où il faut savoir avancer et se mettre dans des situations inconfortables, pas nécessairement dès le début mais tôt ou tard le moment viendra et il ne faudra pas rater le coche.
Au G20 YES, on nous a fait comprendre que chacun d’entre nous devait s’impliquer personnellement pour diffuser son profil, ce qui a fait qu’on était ce jour-là représentant des autres entrepreneurs de son pays. Je pense qu’il faut ouvrir la voie et montrer des cas concrets, proches de ces femmes qui hésitent encore. Pour ma part, j’ai vu les résultats lorsque j’ai annoncé à ma classe que j’étais une de ces « teenpreneurs ».

 

Découvrez aussi le témoignage des parents de Marie Burlot

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